Aucun rayon de soleil ne pouvait atteindre mon cœur, aucune brise ne pouvait rafraîchir mon âme, rien ne pouvait remplir l’horrible gouffre où avaient sombré mon espoir, ma confiance, ma joie, mon amour[…], il ne me restait que regrets et amertume et les restes persistants d’un amour blessé.
— Anne Brontë , La Dame du manoir de Wildfell Hall (via feuille-d-automne)
Son cœur ressemblait à cette plante que l’on nome « sensitive », qui se déploie pour un instant, à la chaleur du soleil, pour se rouler sur elle-même dès qu’un doigt l’effleure ou que la moindre brise l’agite.
— Anne Brontë – La Dame du manoir de Wildfell Hall (via feuille-d-automne)
It’s a moment that’s very true to life. Even if it’s not a romantic relationship, you can say, “I really love you unconditionally. I see who you are completely. I’m here for you, and I love you.” Whether it’s just as friends or romantically. At this point, they’re forever bound. There’s not much fence-straddling in their relationship. They’re now linked and accountable to each other.

MATCH DE MALADE !!!

On ne peut même pas considérer ça comme une défaite.

Inexorablement je porte mon passé
Ce que je fus demeure à jamais mon partage
C’est comme si les mots pensés ou prononcés
Exerçaient pour toujours un pouvoir de chantage
Qui leur donne sur moi ce terrible avantage
Que je ne puisse pas de la main les chasser
Cette cage des mots il faudra que j’en sorte
Et j’ai le cœur en sang d’en chercher la sortie
Ce monde blanc et noir où donc en est la porte
Je brûle à ses barreaux mes doigts comme aux orties
Je bats avec mes poings ces murs qui m’ont menti
Des mots des mots autour de ma jeunesse morte
— Louis Aragon , Je traîne après moi trop d’échecs et de mécomptes (via feuille-d-automne)

Férocité passive, hypocritement douce,
Pour t’attirer, il faut que le geste repousse :
Ta chair inerte appelle, en râlant, la secousse.
Tu n’as que le respect du geste triomphant.

Esclave du hasard, des choses et de l’heure,
Etre ondoyant en qui rien de vrai ne demeure,
Tu n’accueilles jamais la passion qui pleure
Ni l’amour qui languit sous ton regard d’enfant.

Le baume du banal et le fard du factice,
Créature d’un jour ! contentent ton caprice,
Et ton corps se dérobe entre les mains et glisse…

Renée VivienCendres et poussières
Lucidité (via lavuebasse)